A la découverte de l’univers Tokooos de Fally Ipupa

 

L’album que nous attendions tous depuis six mois est enfin là : Tokooos ! Sortie le 7 juillet dernier, j’ai pris quelques jours pour bien écouter (seul et avec des ami.e.s) le dernier opus du Prince de la rumba congolaise, Fally Ipupa, afin de vous livrer une revue détaillée.

Si une chose est claire, c’est bien le fait que cet album marque un tournant dans la carrière artistique de l’enfant prodige de Kinshasa. Déjà bien connu comme un des ambassadeur de la rumba congolaise, avec Tokooos, Fally Ipupa explore d’autres genres afin de ne plus être vu uniquement comme un artiste africain, mais comme un artiste confirmé dont la musique transcende les frontières et brise les barrières (un peu comme Richard Bona). Si les mélodies de guitares, ingrédients principaux de la rumba congolaise (et du Makossa) sont belles et bien présentes sur cet album, Fally associe la musique de chez lui à d’autres styles musicaux du monde. La rumba congolaise qui a rendu célèbre l’artiste rencontre d’autres sonorités du continent et d’ailleurs.

Au-delà d’être un album lambda, Tokooos est en fait un nouveau concept que veut introduire l’artiste. Dans un entretien accordé au Monde, Fally Ipupa se confie en disant : « je voulais faire un album urbain mais authentique. Je prends le bon côté de l’ancienne génération que je mixe avec notre culture plus globale qui intègre des sonorités empruntées au hip-hop américain qu’on écoute ».  Il faut dire que c’est une recette qui a l’air de bien fonctionner puisqu’on a pu découvrir 3 titres issus de l’album avant le 7 juillet  dont Kiname, en featuring avec le rappeur français d’origine sénégalaise Booba est joué et écouté dans les discothèques de toutes les grandes villes africaines et capitales européennes depuis sa sortie il y a environ sept mois. Parmi les musiques du monde présentes sur cet album, un style se démarque plus que d’autres, il s’agit de sonorités que l’on retrouve dans hip hop français bien que ce soit un album de classe internationale. D’ailleurs il s’est entouré de producteurs comme Julio Masidi (il a travaillé avec Matt Pokora), DSK on the Beat (il a travaillé avec Benash) ou encore Junior Alaprod (qui a également travaillé avec Benash). De plus, sur cet album on retrouve des collaborations avec des artistes confirmés et en vogue du continent et d’ailleurs tels que Wizkid, Booba, MHD, Aya Nakamura, Keblack, Shay et même un featuring avec R. Kelly le baron du R & B.

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Alors que Fally Ipupa est réputé pour nous bercer en lingala avec sa voix suave, l’album Tokooos vient aussi marquer un tournant sur un deuxième point dans la carrière artistique de l’auteur-interprète de Sweet Life. Chose inédite, sur cet album on retrouve un plus grand nombre de titres interprétés en français par rapport aux albums précédents, ce qui était inattendu et qui vient une fois de plus confirmer cette ambition de Fally de toucher encore plus de monde. On imagine bien que ce choix stratégique (quoique risqué) servira donc à asseoir la notoriété de cet artiste qui se veut dorénavant global.

Tout en restant maître de la séduction « King Hustler » (roi de la débrouillardise comme il se surnomme), les paroles de ses chansons sont aussi pleines d’enseignements et de conseils en plus de diffuser des messages humanistes et panafricains. Ayant conscience de son statut, l’artiste place dans presque chacune de ses chansons des couplets sur lesquels on peut entendre le mot “Africa”.

Bayn’s Music a décortiqué pour vous le nouvel album de Fally Ipupa et vous propose six chansons issus des 15 titres inédits dévoilés le 7 juillet à la sortie de l’album . Ce qui exclut donc la prise en compte des tubes Kiname, Eloko Oyo et Bad Boy. Ci-dessous, vous trouverez une revue de trois titres solo et trois titre en featuring

Posa

Dans la catégorie entièrement (ou presque) chanté en lingala, j’ai été séduit par le titre Posa qui selon moi incarne bien l’esprit de l’album.  Fally Ipupa embellit par sa voix suave un beat électro-pop (produit par Junior À La Prod), ce qui permet de nous projeter dans son univers. Le mariage des deux styles, makossa et électro-pop ne sont pas très choquants et donnent un titre dansant et plaisant même si on ne comprend pas le lingala.

Belle fille

Sur une mélodie qui envoûte dès les premières notes de guitare, le « King Hustler » nous propose une chanson sur laquelle se retrouveront sans doutes tous les séducteurs. Sans filtres mais loin de paraître vulgaire, Fally Ipupa nous sort des disquettes qui ne tarderont pas de faire tomber les filles en soirée. Entre deux trois notes il murmure « il faut en faire plus pour me plaire… je te repère j’en perds mes repères. J’vais te coller comme la super ». Avec sa mélodie entraînante et ses paroles captivantes, c’est sûr que cette chanson fera un tabac.

Siamois

C’est sans doute une des chansons de cet album qui m’a le plus touché. Ce titre porte un beau message d’amour et de compassion, le tout sur une mélodie posée, agréable, qui met en avant la voix de Fally. Un extrait des paroles : « dans ton regard j’ai vu la misère, tu me fais penser à moi. Ces étoiles qui brillent dans l’univers, ils me font à toi. Tu n’as jamais supporté l’hiver, tu me fais penser à moi. N’oublie jamais l’espoir nous libère, je pense qu’on est siamois ». Je vous laisse découvrir cette chanson chantée en français et en lingala.

Na Lingui Yé ft. MHD

Après leur collaboration sur le titre Ma Vie de l’album MHD, le prince de la rumba congolaise et le prince de l’Afro Trap se sont retrouvés pour une nouvelle collabo, cette fois-ci pour l’album du premier. Sur cette titre afro trap, les artistes déclarent leurs flammes à leurs dulcinées. Ainsi, on entend MHD dire « ma chérie c’est toi et moi, les autres on s’en fout », et Fally qui rajoute : « unie comme des alliés, tu ne m’as jamais laissé tombé. Tes problèmes sont les miens, ensemble on va tout partager. Ma vie d’avant je l’ai abandonné pour toi ». Le clip a été dévoilé un jour après la sortie de l’album et rencontre un franc succès (si on se base sur le nombre de vues). Ce titre sera un hit !

Nidja ft. R Kelly

Ce titre aux sonorités de chez Fally est sans doute un des titres les plus sensuels de l’album. Dans cette chanson, Fally passe du lingala à l’anglais et au français sans aucune difficulté et parvient à nous transporter avec sa voix. Et quand arrive la partie de R. Kelly, le roi du R & B, c’est la cerise sur le gâteau. La partie de R. Kelly s’intègre très bien à la chanson, ce qui donne selon moi un des meilleurs duos de cet opus.

Je n’en dis pas plus et je vous laisse découvrir cette pépite.

Yakuza ft. Wizkid

Les deux artistes qui ont l’habitude de se côtoyer hors des studios se sont discrètement donné rendez-vous à Paris pour enregistrer ce morceau qui marquera leur première collaboration officielle. Sur ce titre, Wizkid le prince de l’Afrobeats et Fally se partagent un refrain dansant où ils chantent ensemble « When you give me love, I give you love too. When you do me good, I do you good too. When you hold me down, I hold you down too ».  La chanson est une fusion entre l’afrobeats, la pop et la rumba congolaise, l’instrumentale de guitare a la fin sont juste à couper le souffle (ou propice à vous faire suer).

Si vous avez aimé cette revue, je vous invite à la partager auprès de vos réseaux.

Amour et musique,

BAYN.

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